Journée internationale des droits des femmes

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Oui, bon, c’était la semaine dernière mais c’est un détail ça… Pour être honnête, je ne savais même pas que c’était le 8 mars, je l’ai appris via les réseaux sociaux et les innombrables messages que l’on pouvait y lire, tous plus inspirants les uns que les autres. Je me suis alors dit qu’un message de plus n’était pas forcément nécessaire. Puis, la semaine s’écoule tranquillement. Au détour d’une balade entre amie, on en parle. La place des femmes, les salaires, les interpellations dans la rue, bref, tout y passe, enfin, à peu près. Je réalise que je veux écrire quelque chose ici finalement, parce que c’est important. Mais qui dit important dit sensible, j’ai donc mis un peu de temps à me lancer et aujourd’hui je me rends compte que c’est absurde car qui est mieux placé qu’une femme pour en parler. Certes, je ne connais pas les chiffres donc je n’en donnerai aucun (problème résolu) mais, je voulais vous partager mon ressenti et ma gratitude pour la chance incroyable que j’ai eu en grandissant.

En effet, je ne fais pas partie de ces femmes qu’on a empêché de rêver à cause de leur sexe, loin de là. J’ai grandi entourée d’une famille formidable. Une maman qui ne se laisse pas marcher sur les pieds ; un papa sensible et quand j’y pense, féministe, peut-être sans le savoir ; une grande soeur qui a été un modèle et un guide pour moi, attentive et toujours bienveillante ; et, une petite soeur avec un caractère bien trempé et une volonté incroyable de faire coûte que coûte ce qui lui plaît. Dans un environnement pareil, il est facile d’oublier à quel point les inégalités sont présentes. Ajoutez à ça des grands-parents en guise de fan numéro 1 ; des amies fortes et engagées ; et, un petit ami, toujours à l’écoute, qui vous pousse sans cesse à vous dépasser. J’aimerai qu’il y est plus de personnes comme celles qui m’entourent dans le monde. Je mesure ma chance, croyez-moi.

Seulement, on ne croise pas que des personnes comme ça dans sa vie et déménager à Strasbourg a été un petit choc. Non pas que cette ville est un problème avec les femmes mais, c’est la première grande ville dans laquelle j’habite et où je sors régulièrement. Les sifflements et les « hey mad’moizelle » ne sont pas rares et, je le redis pour que tout le monde est bien compris, ça ne fait pas plaisir, c’est juste bizarre. Si jamais une fille interpellait quelqu’un dans la rue comme ça que penserait-on d’elle ?

Je ne viens pas ici pour vous parler des relou que j’ai croisés, parce qu’il n’y a aucune nouveauté dans ce que je pourrais vous raconter et des témoignages, vous avez probablement pu en lire des dizaines. Non, je voulais vous parler de ce mouvement, de cette force que l’on a pu sentir le 8 mars. Je l’ai trouvée magnifique. On a vu de nombreux rassemblements à travers le monde, des messages par centaine, en Espagne, les femmes ont même fait grève toute la journée au lieu des 2 heures prévues, en bref, ce que je retiens surtout c’est cette solidarité, cette volonté d’être forte, ensemble. Alors, non, il n’est pas facile d’être une femme mais cette journée m’a rendu d’autant plus fière d’en être une. J’espère qu’elle a résonné aussi fort chez vous.

PS : avant de vous écrire cet article hier, j’ai pu voir un début d’arc-en-ciel sur les Vosges, comme une lumière au bout du tunnel, j’ai pris ça pour un signe, d’où la photo 😉

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